EPISODE 2 MARION GRAUX

J’ai rencontré Marion Graux le 9 février 2018 à Paris .

Marion Graux est céramiste et fabrique principalement de la vaisselle. Pas n’importe quelle vaisselle, non, de la très jolie vaisselle, celle qui habille entre autres les tables de certains grands restaurants.

J’avais rendez-vous chez elle à l’autre bout de Paris un de ces jours où il a neigé à Paris. Je pensais devoir reporter, j’allais être en retard, le scooter sous la neige, il faut se rendre à l’évidence, ce n’est pas une bonne idée. Mais Marion était motivée et elle m’a téléphoné pour me dire de venir, qu’importe l’heure à laquelle j’arriverais. Dès que j’ai entendu sa voix au téléphone, j’ai su que l’entretien allait bien se passer. Parler avec Marion, ce serait comme parler à une vieille copine, elle avait l’air sympathique et enjouée, sereine et sincère.

Je connaissais son travail, son univers me parlait et me touchait. Quand j’ai décidé d’aborder la gastronomie par les arts de la table, j’ai tout de suite pensé à Marion Graux, cette céramiste que j’avais croisée il y a quelques années lors d’une vente de petits créateurs à l’Hôtel Bohème et qui était maintenant sur les plus grandes tables parisiennes. Et après quelques recherches sur son parcours, ses aspirations, et son approche du culinaire et de la gastronomie, j’ai souhaité cette rencontre, je sentais qu’elle aurait certainement plein de choses à me raconter.

Je suis arrivée dans un appartement qui lui ressemblait, un lieu paisible à la décoration épurée, lumineux et convivial, le parfait écrin pour mettre en valeur ses réalisations, omniprésentes dans la pièce où elle m’a reçue.

Pendant une heure nous avons évoqué sa formation qui a commencé par des études d’arts plastiques, puis son diplôme de stylisme, et ses passages dans les univers du design et de la presse. Et puis Marion s’est orientée vers la terre et n’a jamais cessé de la travailler.

Depuis 2012 elle vend ses créations signées « mariongrauxpoterie » aux particuliers, bien sûr, mais aussi aux professionnels, ces chefs qu’elle admire tant.

C’est avec beaucoup d’enthousiasme qu’elle m’a parlé de son travail de potière auquel elle s’adonne pleinement, hors de Paris, dans un lieu superbe où elle a installé son atelier. Elle m’a confié son envie de manger sainement et de cuisiner de bons produits à sa fille, de la manière dont elle respectait et prenait soin de son corps et de son esprit, en pratiquant le yoga par exemple, ainsi que des liens évidents qu’elle voyait entre yoga et poterie.

Et puis Marion m’a transmis une bonne recette, celle d’une délicieuse pâte à tartiner faite avec des aubergines. Je vous la donne ici :

200g d’aubergine (quand c’est la saison, sinon on trouve de la chair d’aubergine dans les épiceries orientales)
100g de chocolat 70%
100g de noisettes
pincée de sel
1 cuillère à soupe de sucre brun (facultatif) à ajuster selon les goûts et les habitudes
Cuire les aubergines à la vapeur.
Torréfier les noisettes quelques minutes au four puis les mixer, longtemps longtemps longtemps… jusqu’à ce que ça devienne une purée onctueuse.
Fondre le chocolat.
Dans le mixer ajouter à la purée de noisettes, les aubergines, le chocolat fondu, le sucre et le sel. Quelques secondes et vroum vous pouvez verser dans un pot à confiture.
Cette pâte se garde plusieurs jours mais ça n’arrive jamais…

Enfin vous aurez la chance de pouvoir aller admirer le travail de Marion dimanche puisque dans le cadre d’une vente privée, les portes de son appartement vous seront grandes ouvertes entre 11h et 17h.

www.mariongraux.com

www.instagram.com/mariongrauxpoterie/

(crédits photographie pour le portrait de Marion Graux : Gillian Stevens)

Marion Graux cite le livre suivant : Jacqueline Lerat – Anne Dangar, une rencontre, 1942-1951, éditions ARgile, Silex 5, des Cahiers d’ARgile

 

 

 

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